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Naissances 2016

 
 
Fin juillet annonce l'arrivée des naissances. 
 
Cette rubrique est un petit partage de ces moments toujours magiques où on est le témoin de la venue dans notre vaste monde de ces petites punaises pleines d'énergie. 
 
..Un peu de théorie...... 
 
Le nombre d'oeufs pondus dépend pour beaucoup de la taille du spécimen et de l'espèce concernée. Par exemple si une petite hermanni du Var de 800 gr pond trois oeufs de 13 gr, une boettgeri des Balkans de deux kg en pondra six de 16 gr. et encore trois un mois plus tard. (Ce sont des données moyennes). 
 
L'incubation varie de 57 jours (sans coupure de nuit) à plus de cent jours dans la nature. 
 
Dans l'espace méditerranéen ce sont souvent les premières pluies de septembre qui ramollissent le sol et permettent aux petites de sortir. Les pontes tardives restent en attentes dans le sol jusqu'au printemps suivant.  
 
Ce dernier point montre combien ces minuscules tortues, qui nous semblent si fragiles, sont pleines de ressources. Elles font 8 à 12 gr. pour les hermanni françaises et 12 à 17 gr grammes pour les boettgeri, grosses graeca, et ibéra. Elle doubleront facilement leur poids durant la première année. 
 
L'oeuf n'ayant pas de chalazes pour maintenir le vitellin (jaune) on ne peut pas le retourner ni lui imposer des chocs au risque de déchirer les ramifications de l'embryon. 
 
Vers la fin de l'incubation on observe des griffures de la membrane interne. Afin de l'aider, la petite tortue bénéficie d'un éperon sur la mâchoire supérieure. 
 
Il arrive qu'elle perce sa coquille et reste en attente un ou deux jours car elle n'est pas encore prête à sortir. Souvent elle est encore attachée à sa poche nourricière qui doit se résorber. On a un exemple plus loin. Tout en se nourrissant de sa coquille, dans la nature, le nouveau né achève souvent sa croissance (qq jours) dans le sol. 
 
Comme pour tous les reptiles, le sexe ratio dépend de la t° d'incubation (il n'est pas fixé par l'ADN). A partir de 32.5 °C on obtient une majorité de femelles. Mais il peut y avoir occasionnellement un mâle. 
 
Tout commence quand la coquille se fissure.  
 
 
 
Ici une série de photos prises toutes les 20 à 30 min. Le plus gros provient d'une ibera. Les deux autres sont des hermanni varoises. 
 
 
On observe que la première a ouvert côté tête, la deuxième par les pattes arrières et la troisième par le côté. Il apparaît une bande plus foncée qui correspond au déchirement de la membrane.  
 
Cette hermanni a un plastron presque fermé. 
 
 
Les premières heures, elles restent fort rondes. Leur carapace ne va se calcifier que bien plus tard. Ici une comparaison avec les cousines de 2015 qui ont connu une belle croissance.  
 
Pour notre ibera, il semble que sa coquille était devenue petite pour elle et qu'elle a été dans l'obligation de sortir (On voit comment elle a du se replier). Mais ce fut un peu trop prématurément, si bien que son abdomen n'est pas complètement rentré. 
 
 
 
C'est spectaculaire mais sans grandes conséquences pour la suite. Dans ce cas il faut la poser sur du coton humide (stérile) et en à peine 24 h tout se remet rapidement en place.  
 
 

 

(c) Michel H - Créé à l'aide de Populus.
Modifié en dernier lieu le 14.11.2016
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